Accéder au contenu principal

Univers · La mer + Sea Shanty (Chants Marins)

Bientôt viendra le Wellerman

Single · 30 octobre 2026

Pour la petite histoire

"Pour ce que j'en sais... la lutte dure encore"

"Bientôt viendra le Wellerman" est un Sea Shanty (Chant de Marins).

Cette chanson, connue généralement sous le nom "The Wellerman" (dont le titre original est "Soon May the Wellerman Come") n'est pas un chant de marins britannique traditionnel comme on le croit souvent, mais une chanson folklorique du XIXe siècle originaire de Nouvelle-Zélande. Elle évoque le rude quotidien des baleiniers dans les eaux du Pacifique Sud.

Ses paroles me plaisent, tout autant que l’idée de relever le défi d’en faire une version française, et plus moderne : une traduction toute personnelle, en me permettant deux inventions par rapport à l’originale en anglais :

La première concerne la baleine : j’avais envie de donner un rôle plus important à cette baleine, en faire un personnage à part entière. Cela passe essentiellement à travers le regard que porte sur elle le Wellerman, dont les encouragements vont au capitaine du Billy o’Tea, à l’équipage, et de façon plus inattendue à la baleine.

L'autre ajout de ma part : le capitaine, lui aussi pris à l’hameçon (du jeu, quant à lui), ce qui le place au niveau de la baleine, du moins le temps de la chasse.

Quant à la musique, le défi était tout aussi plaisant à relever et j’ai longtemps cherché le bon rythme et surtout une mélodie qui puisse servir ce sea shanty si "entraînant", qu’on peut faire durer jusqu’à la fin de la chasse, autrement dit jusqu’à ce que le chanteur n’ait plus de souffle…

Bientôt viendra le Wellerman (sea shanty) Official video
La baleine du sea shanty Bientôt viendra le Wellerman

Nulle ligne ne rompit, nulle baleine ne mourut.
Le capitaine n’avait rien d’un obtus,
Mais il était pris, lui aussi !

Les paroles

Bientôt viendra le Wellerman

Il était un navire qui prit la mer,
Il avait pour nom : le Billy o'Tea.
Le vent souffla fort, la proue s’enfonça ;
Souquez ferme, les gars, souquez matelots !

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

À deux semaines du port, à peine,
Elle fondit sur eux :
La baleine !
Le capitaine appela tous les hommes sur le pont ;
Et il jura, oui, qu'il aurait l'animal :
Au flanc du bateau !

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

Avant que le canot ne touche l’eau,
La queue apparut...
Et l’emporta par le haut ;
L’équipage, à l’assaut,
Lui lança ses harpons ;
C'est alors qu'elle plongea à nouveau,
Sous les flots...

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

Nulle ligne ne rompit, nulle baleine ne mourut.
Le capitaine n’avait rien d’un obtus,
Mais il était pris, lui aussi !

Alors la bête tira,
Et dans son sillage,
Entraîna le trois-mâts.

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

Quarante jours, quarante nuits, et bien plus encore,
La ligne mollit, la ligne se tendit ;
Quatre chaloupes, ils perdirent : la mer les leur prit.
Et toujours, la baleine allait, sans repos.

Quarante jours, quarante nuits, et bien plus encore,
La ligne mollit, la ligne se tendit ;
Quatre chaloupes, ils perdirent : la mer les leur prit.
Et toujours, la baleine allait, sans repos.

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

Pour ce que j’en sais, la lutte dure encore.
La ligne tient,
Mais la bête est forte !

Quant au Wellerman,
Il passe régulièrement à côté,
Pour encourager le capitaine, l’équipage...
Et, dit-on...
La baleine !

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.

Pour ce que j’en sais, la lutte dure encore.
La ligne tient,
Mais la bête est forte !

Quant au Wellerman,
Il passe régulièrement à côté,
Pour encourager le capitaine, l’équipage...
Et, dit-on...
La baleine !

Bientôt viendra, bientôt viendra le Wellerman
Pour nous apporter du sucre, du thé et du rhum.
Un jour, quand on aura fini le dépeçage,
On arrêtera et on s'en ira.


Texte : Stanislas Berrou.

Arrangement musical et production assistés par des outils d'intelligence artificielle, sous ma direction.