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Univers · La mer + Sea Shanty (Chants Marins)

Quinze hommes sur le coffre du mort

Single · 15 août 2026

L'histoire du texte

"Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !"

"Quinze hommes sur le coffre du mort" est un Sea Shanty (Chant de Marins).

Une chanson née sous la plume épique de Robert Louis Stevenson, durant l’écriture du célèbre roman de piraterie L’île au Trésor, paru en 1881 sous le pseudonyme de Captain George North. On y croise Flint, Billy Bones et bien sûr Long John Silver, son perroquet et sa jambe de bois.

On ne compte plus les adaptations, jusqu’à l’excellente série Black Sails qui entremêle pirates réels et personnages fictifs.
La chanson « Dead Man's Chest » est également interprétée par M. Gibbs dans "Pirates des Caraïbes : Le Secret du coffre maudit".

Stevenson est l’auteur du fameux refrain que j’ai repris en guise de titre : « Quinze hommes sur le coffre du mort… YO ! HO ! HO ! Et une bouteille de Rhum ! ». Pour la suite des paroles, rendons hommage au poète Américain Young Ewing Allison qui en fit un poème en 1891 sous le nom "Derelict".

À mon tour, j’ai traduit puis adapté refrain et poème pour les mettre en musique, sur un rythme folk dont j’espère que l’énergie traduira quant à elle la folle vie de pirate, qui ne pouvait avoir cours qu’en une époque, des lieux et sous l’impulsion d’hommes et de femmes pour le moins hors du commun… et pourtant, seulement des hommes et des femmes, rien d’autre.

J'y ai apporté quelques touches personnelles, comme le personnage de Flint (Few, dans la version anglaise) ainsi qu'une pirate.

La baleine du sea shanty Bientôt viendra le Wellerman

Je me demande ce qu'il y a dans le coffre...
une carte au trésor ?

Cette chanson sort le jour anniversaire de mon fils 
(et pour ma fille, dont ce n’est pas l’anniversaire,
mais qui mérite tout autant cette dédicace !),
épris comme moi de liberté.

Les paroles

Bientôt viendra le Wellerman

Quinze hommes sur le Coffre du Mort.
L'alcool et le diable eurent raison du reste.
Le second fut cloué par la pique du maître d'équipage ;
Le maître d'équipage eut le crâne fracassé par un épissoir,
Et la gorge du coq portait la marque, semble-t-il, d'une étreinte à dix doigts ;
Et là ils gisaient, tous effondrés,
Comme au point du jour dans une taverne.
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !

Quinze hommes de l'équipage
Morts et damnés, et les autres disparus sans bruit !
Le capitaine gisait, la tête baignée de sang,
Là où la hache du marmiton lui avait entaillé la joue.
Et le marmiton, lui, avait reçu quatre coups de poignard.

Et là ils gisaient,
Et le ciel détrempé suintait à longueur de journée dans leurs yeux grands ouverts.
Dans le crépuscule sombre et l'aube sinistre.
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !

*Refrain*

Quinze hommes, raides et figés,
Dix membres d'équipage portaient la marque du meurtre :
Un coup de sabre ou une once de plomb,
Ou un trou béant dans un crâne fracassé.
Les dalots engorgés d'une bouillie rouge et putride.

Et là ils gisaient,
Oui, que je sois damné :
Tous les guetteurs avaient jeté l'ancre au paradis,
Toutes les âmes en route pour la direction opposée,
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !

*Refrain*

Quinze hommes, braves et loyaux,
Chacun d'eux aurait pu naviguer avec le vieux Flint

Il y avait coffre sur coffre remplis d'or espagnol,
Avec une tonne d'argenterie dans la cale centrale,
Et les cabines regorgeant de richesses inouïes ;
Et ils gisaient là,
Eux qui avaient raflé la mise,
Le regard vitreux et les lèvres muettes,
Tandis que nous nous partagions tout, à la louche.
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !

*Refrain*

À la lueur de la lanterne de poupe, on vit davantage ;
Des traces, sans nul doute, du passage d'une femme :
Une chemise légère sur une couchette de soute,
Traversée en plein buste par une fine dague,
La dentelle figée, d'une macule violette.
Était-ce une pirate ?
Ou quelque demoiselle tremblante ?
Qui brava le couteau…
Et reçut la lame !
Par Dieu ! elle avait l'étoffe d'une sacrée gaillarde !
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !

Quinze hommes sur le Coffre du Mort.
La boisson et le diable
Eurent raison des autres :
Nous les enveloppâmes serrés dans une grand-voile,
Entourés de vingt tours de aussière,
Puis nous les jetâmes par-dessus bord, hors de vue,
Dans un "Hisse et ho !"
Et un dernier adieu…
Et une chute lourde dans la houle sombre,
À dix brasses de fond,
Sur la route de l'enfer !
Yo-ho-ho et une bouteille de rhum !


Texte : Stanislas Berrou.

Arrangement musical et production assistés par des outils d'intelligence artificielle, sous ma direction.